Just because

 Le temple du ciel

   

     Aujourd’hui, 1er Octobre, c’est la Fête Nationale de la Révolution, doublée de la Fête de la Lune,

15ème jour de la 8ème lune, la plus belle de l’année, symbole de la réunion de la famille.  Une légende s’y rattache, celle de Chang’e : Il y a très longtemps, la Terre existait avec dix soleils qui se levaient chacun son tour pour réchauffer la terre ! Puis un jour, tous se mirent à chauffer en même temps ! Alors tout brûlait sur la terre ! Un archer adroit et courageux,  Hou Yi décocha les neuf soleils et tout redevint normal.

    Il devint roi mais aussi, tyrannique. Il vola l’élixir de longue vie espérant devenir immortel ! Mais pour sauver son peuple, sa belle épouse Chang’e but l’élixir et son corps flotta et s’envola jusqu’à la Lune. Hou Yi qui aimait sa femme par-dessus tout ne décocha pas la Lune pour la sauver ! Et tous les ans, à la même époque, en regardant bien dans le ciel, on peut apercevoir Chang’e dans son palais !!! C’est tellement beau,  les légendes !

     Des gâteaux sont proposés, les Moone cake ou Yuebing, luxueusement emballés, fourrés de purée de noix de coco ou de purée de lotus ( !!!) Je sens que je vais rester sur la Mouna !!!

     Il fait 25° à dix heures du matin et le soleil chauffe déjà pas mal. Les avenues sont noires de monde, les magasins déversant ou avalant des groupes de gens sans interruption ! Il n’y a pas un Pékinois dans son salon aujourd’hui ! C’est la Fête nationale, TOUS les chinois sont en congé. Cette foule statique ou en marche est impressionnante ! Même en l’imaginant, j’étais à des années lumières de la réalité !

Imaginez, allez ! Que la loi autorise un deuxième enfant, et Paf ! A la louche, neuf mois plus tard, 500 millions de bébés en plus !!!

    Là, au centre de Pékin, peu de vélos mais plus de monde. Beaucoup de touristes chinois, car la Chine bouge aux quatre coins de cet immense pays, pendant trois jours, fériés, ajoutés au w.end.

  Cette Cette place Tian an men

 est …gigantesque, dans la démesure pour nous vieille Europe ! Nos Champs Elysées sont presque ridicules ! Nous la traversons en nous promenant, sous des guirlandes de cerfs-volants multicolores qui se balancent gracieusement dans le ciel bleu, sans un nuage.

     Nous gagnons enfin le Temple du soleil ! Mais non ! Ça c’est dans les Tintins de Ergé !!! Le Temple du Ciel plutôt, lieu le plus visité de Pékin, avant la Cité Interdite !

Construit en 1420 sur une surface de près du double de la Cité Interdite, lieu où la hiérarchie politique sur laquelle reposait toute la légitimité impériale. On retrouve ainsi, l’opposition du Yin et du Yang, du ciel et de la terre, la symbolique des chiffres, la présence du chiffre 9 ou de ses multiples : Neuf marches par escalier, le parc de 270 hectares, 3 x 90, le tertre supportant l’autel du Ciel : 81 dalles ( 9 x 9 ).

     L’Empereur était tenu d’assister à trois cérémonies : pour le solstice d’hiver : alors que les puissances célestes (le Yang) se remettaient à croître, l’empereur venait en grande pompe, rendre compte au Ciel de sa gestion et de ce qui se passait dans l’empire. Tout le chemin, de la Cité au Temple du Ciel était vidé de ses habitants, pour éviter toute contamination qui aurait  pu altérer la pureté de l’acte religieux. Hé bé !!!

Au solstice d’été, il sollicitait du Ciel, de bonnes récoltes, et en Février, hommage à la Lune qui lui renouvelait son mandat ! Voilà un boss avisé !!!

 Les bâtisses sont splendides, rénovées depuis cette année, elles s’ornent  de tuiles de faïence bleues et vertes, saisissantes de brillance, qui accrochent la lumière blanche de chaleur. Le lieu est favorable aussi aux expositions diverses, itinérantes ou permanentes, abritant des trésors de pièces anciennes, objets, mobiliers, lanternes ; écrits précieux, et parfois certains objets, désignés uniquement en chinois, nous laissent perplexes, comme ces gros œufs, (style Fabergé en plus gros) …mais avec des cornes ! A quoi pouvaient-ils bien servir ? Des récipients et coupes à vins, datant du 6ème ou 7ème siècle : ils faisaient déjà de la bibine, … mais n’ont guère su s’améliorer !!!

      Dans ces grandes agoras on a aucun mal à voir les personnages se déplacer ou se plier aux rituels de l’époque, dans le chatoiement des couleurs, et se détendre dans cet immense parc aux quatre mille cyprès, dont certains sont vieux de deux à cinq cent ans !

      Merveille de la nature et des travaux des hommes qui consacraient toute une vie comme au Temps des Cathédrales, où quatre générations mourraient sur les chantiers, pour rendre hommage à Dieu !

        Je ne sens plus mes pieds … je suis déshydratée …mais J’AI VU !!!

 

Texte d'Arlette

& lien vers-> Voyage : en Chine... Un rêve

Une chanson...

Une chanson au vent d’hiver.

Quand tu l’as chante,

S’envole mon cœur au vent d’été.

Cette chanson qui vient vers moi,

Sent  la cannelle et la vanille .

Ta ville du nord aux toits d’ardoises,

Et ton ciel gris au cœur de pluie,

N’éssouffle en rien cette chanson.

Elle vat elle vient au vent d’hiver,

Menant alors au vent d’été.

Cette chanson au vent qui glisse,

Relie  en nous tous les beaux jours.

Cette chanson quand tu l’as chante,

S’éveille en moi toutes les magies

Pour un voyage à l’infini.

Qui porte en lui à l’unisson,

Une seule nuit qui vaut les milles

Dans cette chanson qui me revient,

Tout ne fait qu’un jusqu’à la fin .

Cette chanson au vent d’été,

Chauffe l’hiver… il n’aime pas ça,

Chantes la encore au vent d’hiver.

Sous ton toit aux tuiles d’ardoises,

Et sous ton ciel gris au cœur de pluie,

Qui souffle pour nous au vent d’été.

Elle  fait peur au vent d’hiver,

Qui fuit bien vite au vent d’été

Cette chanson elle est à nous,

Chantons ensemble cette chanson

Au vent d’hiver… Au vent d’été

 

Texte de Paula

& lien vers-->Poèmes : de Paulinette 

 

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus