
--> en
bas à droite-
r.com/index.php?lid=32945
Articles -Récents-
d’architecture ferroviaire du XXème siècle qui accueillait en 1992 le premier
train à grande vitesse espagnol, qui relie Madrid à Séville en deux heures trente précises. Inspirée des travaux de Gustave Eiffel, l’architecte Alberto de Palacio a su marier verre et fer forgé
avec beaucoup d’élégance. Mais à
l’intérieur, c’est le pompon !
humidifié en continu, occupe une grande partie du hall ! C’est joli, rafraîchissant ! On croirait entrer au Paradis Terrestre, véritable havre de paix au milieu de la
cohue des voyageurs ! C’est impressionnant, mais on n’oublie pas cet affreux attentat perpétré le 11 mars 2004, qui est rappelé dans plusieurs plaques dans la ville ; et comme c’était
horriblement dramatique, l’espace de quelques secondes, j’en ai eu le cœur serré.
Après moult renseignements pour aller à Tolède, pas loin, soixante dix kilomètres en gros, mais il faut un train, un car, bref un peu compliqué pour une seule journée, la gare routière étant loin, pas celle prévue pour Tolède, on l’oublie pour l’instant … sans renoncer pour autant !
Alors, direction El Centro de Arte de la Reina Sofia !
Quel honneur d’avoir un musée qui porte votre nom, surtout de son vivant ! Il fait tellement beau, que l’on regrette presque de
s’enfermer ! Mais non, mais non, on est venues pour « ça » !!!
Repérage des lieux, c’est dans un ancien hôpital construit en 1776 que ce musée d’art contemporain a vu sa surface
augmenter considérablement par l’architecte Jean Nouvel, permettant de déborder sur la Ronda de Atocha et de gagner ainsi de nouvelles salles.
Flanqué de deux ascenseurs en verre,
construits à l’extérieur pour accéder aux salles, nous pouvons
apprécier un panorama original du vieux Madrid.
Plus d’une vingtaine de salles sont consacrées à la peinture des XIXème et XXème siècles avec de nombreuses œuvres surréalistes et avant-gardistes espagnoles.
Bien entendu, nous ne manquons pas les toiles de Salvador Dali, dont « Le Grand Masturbateur » : Cet artiste nous faisait rire avec sa pub « Yé suis fou … du chocolat Lanvin ! », mais à regarder sa peinture, ses fantasmes insolites et les titres qu’il leur a donné, relève d’un exercice extrêmement intéressant, et s’il n’y avait pas le titre, qu’aurais-je mis moi à sa place ???
Celles du Catalan Juan Miro

(épurées au maximum) et les sculptures cubistes de
Julio Gonzales
nous renvoient à une époque des plus novatrices de notre siècle. On aime ou on n’aime pas, ce n’est pas un problème, moi je suis là pour voir …..
GUERNICA de Pablo Picasso !
Pablo ! Quelle découverte lorsque j’ai approfondi ta peinture,
toutes tes périodes, la bleue, la rose, l’arrivée du cubisme, « Les Demoiselles d’Avignon »
ton rapprochement avec Cézanne, le Bateau-lavoir … que je
suis allée voir pour toi, pour te situer dans ton contexte ! Tu es un drôle de bonhomme, exécrable, tyrannique, radin, pas facile à vivre, aimant les femmes … mais la peinture par-dessus
tout , et ce talent inné ou acquis, je ne fais pas de distinction ! Je regarde et j’attends mes sensations sans tenir compte des avis autour de moi ou ailleurs ! « Cette peinture
de gosse, même pas à mettre dans les chiots, n’importe qui peut en faire autant et patati et patala » !
Quand on a fait un peu le tour de ton personnage, c’est à partir de là qu’on peut aimer ou détester ta peinture
et quand Henri Georges Clouzot t’a filmé « à l’œuvre » faisant et défaisant, 
et fixant ton dernier regard sur ton travail … là, on a compris ce que c’est que le talent d’un mortel !!!
Alors, mon arrivée devant GUERNICA, pas le poster,
la vraie, la vraie de vrai, marquera à jamais la fin de mon existence ! Je te cours après depuis vingt ans, croyant voir cette toile de
7,74 mètres d’abord au Petit Palais à Paris lors d’une grande expo « Quatre siècles de Peinture Espagnole » … Il y avait bien là toutes tes esquisses, mais pas la toile ! Au Musée
Picasso à Paris, non plus, tu étais à New York, à Barcelone où je comptais te voir… on venait de te transférer à
Madrid !
Et là ! Juste avant d’arriver en
face de ce que j’attends depuis si longtemps, je traîne un peu, une émotion intense m’étreint, m’étreint, c’est idiot, c’est stupide comme … comme si je voulais encore garder quelques minutes
« le temps d’attendre, le temps de désirer encore, le temps de jouir d’un bonheur exceptionnel » !
Mes larmes coulent malgré moi, libératrices et bienfaisantes !
Je le vois enfin ce tableau
, avec toute sa force, toute sa violence, tout ce que
son créateur a pu éprouvé quand il l’a peint ! Sa haine face à ce massacre gratuit, d’un un petit village basque qui n’avait fait de mal à personne, uniquement pour tester le matériel
allemand, on bombarde sur les ordres de Franco ! Guernica restera un des rares témoignages de la barbarie des peuples qui passera à la postérité
!
Je me serai bien assise sur le sol, rien que pour toi, ne craignant ni le temps, ni le ridicule, mais c’était
interdit, alors j’ai tourné, je suis revenue, selon l’affluence des visiteurs, te regarder encore et encore, détailler sur le mur en face, l’œil humide, l’évolution du travail de quelques
semaines à peine, le premier gribouillis, plein de force et de fureur, la suite, et les modifications pour arriver à la toile finale !
En regardant les autres œuvres dans la salle à côté toujours consacrées à Picasso
, nous avons pu bavarder avec une gardienne du musée qui, adorablement nous a permis de prendre une photo, de cette salle uniquement … mais on la voit quand même et je n’oublierai jamais le
visage de cette femme, face à mon émotion !!! Photo volée restera précieuse ! Quelques secondes, je l’ai bien enviée cette dame, de travailler au centre de toute cette
beauté !
Nous ne quittons pas les lieux sans regarder le
film d’archives sur le bombardement de Guernica et les évènements de l’époque sur la souffrance de ce peuple.
Puis nous terminons notre début de soirée par une grande pause au « El Rincon del Café » plein à craquer, joyeux et tellement convivial ! Le chocolat chaud était sublime …
quant à la madeleine qui l’accompagnait, énorme, succulente … j’en aurais même mangé le papier !!! Contentes de nous poser avant de se faire un
petit resto madrilène digne de ce nom et chaudement recommandé par des amis ! On a toujours de bonnes adresses dans nos agendas, histoire de comparer, tester et celui-ci nous propose de la
viande d’Argentine, paraît-il à tomber par terre !!!
A bientôt !
Texte d'Arlette : & lien vers... Escapade à Madrid.[1].[2]. < Les photos de ce texte ont été prises sur le net >

DIAPORAMA [ 1 clik sur l'imagette ]
>

Espagne-Pays-de-charme--paulA.s-ppt

S'il est un lieu qui a charmé mon cœur



Derniers Commentaires