La piu belle del mondo Celso Fonseca
  VOYAGE EN TOSCANE de Pise en passant par Florence
et terminant à Sienne   (n°->1/ 2/ 3) 
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    SIENNE
Et nous voilà en goguette pour Sienne, Sienne qu’il faut absolument que je vois, car j’en ai tellement entendu parler qu’il est impossible de me trouver en Toscane sans la voir ! Voyage agréable en car Pullman, où le seul effort à faire, est de regarder autour de soi … pas fatiguant cela va s’en dire !
Par cette belle journée qui commence, attendre ce car sur la Place Santa Novella à Florence était déjà un bonheur ! Il continue avec cette jolie route, et j’ai presque envie de fredonner «Prenons la route fleurie ieu » de la célèbre opérette du même nom ! Sienne n’est qu’à soixante dix kilomètres environ de Florence, avec quelques arrêts sympathiques, nous arrivons à Sienne !
La première vision qui s’impose à nos yeux, c’est la douceur de ce printemps et la vue de cette cité perchée entre deux longues séries d’habitations qui font de l’ombre comme pour mieux découvrir ce joyau médiéval, la Basilique di San Clemente in Santa Maria dei Servi,les toits de tuiles avec cette couleur douce, si célèbre de terre de Sienne, deux ou trois cyprès sous ce ciel bleu méditerranéen, bleu mais bleu à tartiner, tellement limpide, qu’on le mangerait goulument après l’avoir tartiné ! Avant «d’attaquer» le reste, cette basilique nous apparaît imposante, si lourde que nous restons admiratifs des travaux que les hommes accomplirent en leur époque, pour plaire et être plus près de Dieu !
Ville toute en pente raide, on descend vers ce centre historique, rues extrêmement propres, pentues au possible, on découvre des tables à l’extérieur des maisons avec deux pieds bien plus courts que les deux autres ! C’est très drôle, insolite et amusant, qui nous incite à dire que si tout est ainsi penché, les lits, les casseroles et le reste, il fait de ses habitants des tours de Pise méconnues !!!Quelques commerces et boutiques dispersés, mais sur un petit périmètre…. pour arriver sur cette fameuse place, la Piazza del Campo, place centrale de la ville, vrai joyau, pure merveille de passé et de modernité en même temps !
Elle est belle, mais belle, vivante occupée partout même dans son centre, assis sur les pavés, ou dans les terrasses, j’imagine bien la fête de Juillet où les chevaux tournent sur cette place, rivalisant de vitesse où la célèbre scène de la course de chars dans Ben Hur aurait pu être tournée sans être anachronique ! C’est d’une beauté saisissante et le café dégusté sur cette place a tout à coup un goût de bien être, de bonheur, de privilégié sans nom ! Bien sûr beaucoup de touristes, mais aussi de touristes italiens, eux aussi visitent leur pays et profitent des vacances modernes ! On a très envie d’y rester sur cette place, mais on visite quand même le Palazzo Communal, tout de briques, aux éléments architecturaux de marbre blanc où chaque fenêtre est ornée d’un arc en ogive et créneaux de type Guelfe. Son intérieur en revanche, tout en ombre et lumière nous proposent des clichés hors du commun en cette fin de matinée, avant de s’enquérir d’un resto, digne de la cuisine siennoise, d’un bon vin italien, autre que du chianti, de la pasta, de la variété des antipastis, (qui n‘a rien à voir avec la ligue anti - alcoolique des consommateurs de pastis … bien sûr, vous l’aurez compris) !!!
On le trouve ce petit resto, à l’écart de la place bouillonnante de monde, avec un intérieur sympathique et un personnel souriant et attentif (nous les photographierons à leur demande et enverrons les clichés par mail (merci Internet qui rapproche les peuples) !!!
Et l’après-midi se poursuit à visiter des églises en veux-tu en voilà, toutes simples ou imposantes, tarabiscotées, en angle, en façade, modestes ou prétentieuses, c’est une vraie multitude d’édifices religieux, renfermant eux aussi, des trésors de peinture et d’architecture. A croire qu’il n’y avait que des religieux dans cette ville et rien d’autre à faire que prier, prier, prier !!! Alors apparaissent dans les noms de toutes ces églises, tous les saints si ce n’est de la Terre au moins d’Italie, les Pietro, les Rocco, les Domenico, les Sebastiano, les Vicenzo les Niccolo, les Martino et les Léonardo et … pas di Capprio !!!
Bien entendu, la pure merveille, la cathédrale Santa Maria Assunta, toute de marbre et or en façade, qui domine la ville déjà perchée et concentrée entre ses remparts, est un vrai chef-d’œuvre où encore une fois, j’en reste le souffle coupé tellement c’est beau, ce qui fit dire à André Suarès dans son ouvrage « Voyage du condottière » :
«quelle grandeur, quelle flamme d’amour dans ces petits Siennois, si ardents, si riches qu’ils fussent il leur faut une audace passionnée pour oser concevoir, au plus haut d’une ville et d’un terrain difficile, l’exaltation d’un tel colosse.» Et j’aurai tant aimé l’avoir pour «presque» moi toute seule ! Heureusement, il y règne quand même, de l’extérieur, un silence étonnant dans un lieu où il y a du monde qui circule sans arrêt, mais le site est si beau, qu’il doit inciter au silence, si ce n’est au recueillement !
Et je reste encore convaincue, que n’importe quelle image ne donnera jamais la réalité de ce que je vois là, bouche bée ! Devant tant de beauté, j’ai nvie de pleurer et je ne sais pas pourquoi, je suis tellement émue et touchée par toute cette splendeur ! Qui pourra me l’expliquer ? Nul doute que bien d’autres auront eu la même émotion, exprimée différemment, mais je n’ai pas honte de laisser couler mes larmes en regardant et m’imprégnant à jamais de ces merveilles !
Le retour se fera dans l’échange de nos impressions, l’émotion à peine dissipée, nous pouvons évoquer les détails, les niches, les statues, les dorures et les peintures en parfaite communion, retournant sur Florence pour encore quelques flâneries sans complexe et menus achats qui nous rappelleront, au creux de l’hiver, au creux de la mélancolie, cette escapade magnifique, qui aura fait des nous, des êtres privilégiés, ressentant au creux du ventre, un bonheur ineffable ….
Et ineffaçable !!!
Texte d'Arlette
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récit n°3  FLORENCE
Le Musée des Uffizzi !

Déjà le nom était mythique pour moi ! Un des plus grand musée du monde, y voir ses trésors de peinture – et c’en est un !

Un peu sévère de l’extérieur on ne présume pas de tout ce qu’il renferme, mais vu la longue file d’attente pour y entrer, on suppose bien qu’il n’est pas inintéressant ! J’avais pris la précaution, justement pour éviter ces heures d’attente agaçantes et pénibles, de réserver sur Internet et bien m’en a pris !

Et là-dedans, on nage, on vole dans une culture picturale des plus complète, riche, belle, émouvante, à ne citer que les plus célèbres !

Comment résister d’émotion devant la Naissance de Vénus de Botticelli, l’évanescence du Printemps, la finesse des dentelles, la finition des regards et des mains ? C’est impossible : n’importe quel être humain vibre devant de tels chefs-d’œuvre, ces Vierges Florentines de Filipo Lippi, ces Annonciation et Adoration des Mages de Léonard de Vinci et Mantegna, ces portraits de Raphaël, Le Titien, Le Tintoret et Le Caravage, les Giotto sont d’une splendeur inimitable.

Epoques différentes, façons de peindre évolutives selon les époques, des Primitifs Toscans à la première Renaissance dans la moitié du Quattrocento, la seconde moitié flamboyante avec Botticelli, la peinture vénitienne du XVIème siècle et le Cinquecento florentin … tout est beauté, finesse, tant et si bien que je continue de sillonner les allées, de revoir les salles avec moins de monde, que je m’imprègne pour toujours de ces merveilles, nommées, racontées, évoquées au cours d’une vie et rien ne vaut de venir sur place les voir là, sous nos yeux qui soudain deviennent neufs, naïfs, curieux, dociles à n’en perdre une miette !!!

C’est toujours fatiguant de « faire les musées », mais là, la fatigue ne compte plus, seules restent les images gravées dans mon cerveau, le plaisir ineffable d’avoir vu « en vrai » et pas seulement les gravures, même sur le Net, même au cinéma, en scope et en couleur, le plaisir reste longtemps à fleur de peau !

De ce Musée des Uffizzi, on peut surplomber le Ponte Vecchio,

Traverser ce Ponte Vecchio, parce qu’il faut le faire une fois, s’imprégner de l’ambiance qui y règne, comme au Rialto de Venise, reste aussi une découverte humaine, pour constater que Florence n’appartient plus aux Florentins, mais au monde entier, ce qui fera dire à l’un des commerçants avec qui nous échangions quelques phrases, que « Florence a perdu son âme ».

Perdu pour perdu, voyons un peu l’affluence de ce lieu, symbole de la ville, où je comprends plus aisément que les Médicis eurent fait construire Le Corridor de Vasari qui surplombe, leur permettant de rejoindre le Palais Pitti depuis le Palazzo Vecchio et les Offices, sans rencontrer les dangers de la rue. Sans compter les inondations de l’Arno, qui paraît pourtant bien paisible de nos jours. Ce ne sont que des bijouteries, les unes à côté des autres qui remplacèrent les boutiques des bouchers qui jetaient les déchets dans le fleuve, lui conférant une odeur nauséabonde insupportable au roi …qui décréta leur déplacement ! Bonne idée monsieur le Roi, à choisir, mieux vaut le clinquant que le pestilentiel  !!!

De l’autre côté du pont, tout un quartier plein de vie et de lieux à voir encore, dont l’Eglise San Carmine, où la chapelle ………… nous donne à voir des fresques étonnement bien conservées d’Adam et Eve chassés du Paradis de Masolino et Masaccio, chacun dans son registre, bien différent mais incontournables.

Le Palazzo Pitti, le plus grand palais de la ville, construit pour le compte du banquier Luca Pitti et dessiné par Filippo Brunelleschi, puis aux Médicis, est tellement grand qu’il rebute un peu. Son architecture solide et impressionnante plante le décor qui occulte de magnifiques jardins dans ses hauteurs, les jardins magnifiques de Boboli, propices pour la sieste de rêve, mais l’accès payant vous fait trouver la sieste un peu chère quand même ! Ou alors, vous vous laissez tenter pour aller dire bonjour au grotesque Nano Morgante, favori de Cosme 1er de la Fontana del Bacchino à cheval sur une énorme tortue !!!

La place, le marché San Lorenzo sont aussi vivants et colorés, très italiens ! Le calme se trouve dans l’Eglise et le cloître des tombeaux des Médicis, ainsi que le Grand Escalier Monumental de Léonard de Vinci !

Plus d’une promenade dans la ville, les différentes visites des boutiques, carteries et petites babioles à ramener en France, pour beaucoup à « trois francs six sous » et s’offrir quelques menus plaisirs, souvenirs de ces belles journées avant de se réserver une visite à Sienne, à faire dans la journée, qui nous permettrait de voir cette belle campagne toscane si réputée, ses ifs au beau milieu d’une grande prairie vert tendre, en pente douce nous rappelant que nous sommes bien en Toscane !

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récit n°2  FLORENCE (n°1)
la ville au Blason distinct de celui des rois de France qui lui donne son surnom littéraire,
    la Cité au Lys Rouge !
Une première approche de la ville s’imposait, en flânant dans les rues du Centre historique, véritable musée en plein air, depuis la Piazza del Duomo, jusqu’au Ponte Vecchio, pour si bien s’imprégner de l’atmosphère florentine, particulièrement envoûtante le soir.
Puis visiter la Cathédrale, le Baptistère, le Musée des Offices, le Couvent San Marco, l’église Santa Novella, le Bargello et j’en passe bien sûr, car il y a tant et tant de choses à voir dans cette ville, que j’en oublierai en route, mais je n’oublierai pas de boire un chocolat … pas au Café Pouchkine à Moscou non, ou manger une glace à la terrasse d’une de ces fabuleux cafés, Piazza della Signora, bien que les alentours ne soient pas désagréables non plus … en évitant les prix tous aussi fabuleux !!!
Flâner d’abord et ensuite approfondir avec cet appétit de la découverte, l’émotion prête à jaillir, et ce fut le cas en découvrant cette piazza del Duomo, au détour de la rue Faenza prolongée, vivante, si vivante que nous y étions arrivés presque, le temps d’un échange, et là, cette merveille au bout des yeux, avec sa coupole de Brunelleschi où comme à Venise, arrivés devant le pont du Rialto, l’émotion vous étreint, vous envahit, on n’avance plus, on regarde, retenant son souffle pour mieux profiter de ces moments indéfinissables, de cette beauté toute italienne, qui ne vous fait pas « regretter d’être venu » !!! 
C’est tellement imposant, dans tous les sens du terme, qu’en voyant les photos, les cartes postales, on croirait à un montage publicitaire, qui regrouperait l’ensemble en collant les éléments les uns aux autres ! Mais non, que diable ! C’est une belle réalité là, sous nos yeux ébahis, comme si ce marbre blanc épousait mon regard, ma conscience, mon cerveau qui me souffle à l’oreille : « Oui ! Tu es bien à Florence, à la Piazza del Duomo, ce marbre blanc n’est pas du carton-pâte ma belle, profites-en, tu fais partie des privilégiés » ! 
Il fait un temps superbe cette année … exprès pour moi, j’aime à le croire bien sûr, et visiter cette cathédrale, le Baptistère avec sa porte du Paradis en bronze de Ghiberti, seront les premiers privilèges de cette escapade toscane !
Visiter le campanile, non ! Pas pour moi : quatre cent quatre vingt treize marches à grimper me dissuadent en voyant de jeunes personnes essoufflées en descendre !
J’avais cru pouvoir y accéder, comme à Venise où la vue est imprenable de là-haut, sur la lagune et sur les toits de la ville, mais à Venise, il y avait … un ascenseur ! En revanche, l’extérieur est magnifique, dentelé, travaillé, petites colonnades, niches et statues ornent ces édifices, où je me sens peu de chose, toute petite ( je ne suis déjà pas bien grande !) mais là, l’écrasante beauté vous rendrait vous-même sublime, sublime de partager cet espace somptueux !
Bien sûr, visiter
la Chiesa Santa Novella splendeur d’architecture, le musée du Bargello où rivalisent les plus belles sculptures du monde, et vibrer d’émotion à en pleurer devant le David de Donatello ne vous arrive qu’une fois dans votre vie !
Le charme du cloître San Marco, reposant, mais vibrant des vies qu’il abrita jadis, des peintures murales de Fra Angelico et particulièrement l’Annonciation à Marie au détour d’un majestueux escalier vous laisse sans voix, pénétré de cette puissance artistique qui ne touche que les élus de l’art, moi qui sais à peine dessiner un chat avec deux ronds, deux triangles pour les oreilles et un frisotis pour la queue … je me dis que ces hommes-là avaient bien de la chance d’exprimer leur art si joliment !
La piazza della Signora est extraordinairement étrange ! D’un côté, le Palazzo Vecchio, la copie du David de Michelangelo et Neptune et ses tritons à l’extérieur,
le Musée Uffizzi tout à côté, vous donne une impression de vie intense, de mouvement. Tous ont ce regard étonné, émerveillé, chaviré parfois, car partout où le regard se pose est une beauté, un souffle coupé, un bonheur immense !
Je vous réserve une petite page pour le Musée des Uffizzi, l’Eglise Santa Maria del Carmine et la capella Brancacci, le Palais Pitti et les jardins de Boboli, de l’autre côté du Ponte Vecchio et ses bijouteries clinquantes, qui ne donnent même pas envie d’acheter quoi que ce soit … la place Lorenzo, l’église, les tombeaux des Médicis et la bibliothèque de Laurent le Magnifique … les flâneries dans la ville, après de copieux et anecdotiques petits déj … la pasta et les antipasti italiens … les serveurs sympathiques et les marchands du temple envahissant les places … l’Arno calme et reposant laissant parfois filer au fil de l’eau et des avirons, des embarcations presque démodées dans ces temps modernes.
Des cadenas gravés sur les chaînes barrant les rues attendrissent les passants et les touristes, souvenirs laissés par les amoureux du monde, cœurs entrelacés et inscriptions drôles et tendres à la fois … les glaces qui dégoulinent des mains des enfants récompensés de tant de patience à suivre papa-maman dans ce dédale de belles choses qui les indiffèrent copieusement (Fra Angelico et Michelangelo, ils n’en ont rien à faire les malheureux !) tenus au calme et au respect des lieux, que parce qu’il y a une carotte au bout , en l’occurrence une superbe glace italienne et un coca-cola bien énergétique et si peu équilibré !
Mais ils aiment ça, et pour une fois, on dérogera à la règle de la diététique, actuelle préoccupation du vingt et unième siècle !!!
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Récit n°1 : PISE  
 
            Premiers jours de Mai, le printemps s’est invité depuis quelques jours déjà, et la perspective de filer sur l’Italie - après Venise mon ravissement de Septembre, merveilleux séjour d’eau, de dentelles de marbre, de gondoles d’or et pourpre, de lagune inoubliable sillonnée de bateaux, admirée par des millions de gens au fil des ans, du haut de son campanile, sentinelle silencieuse - je pensais être au bout du bout des beautés de ce monde ! Je me trompais sérieusement !
Florence, musée à ciel ouvert m’aura aussi séduite, sur cette Italie et sur cette Toscane  inimitable, même si les banlieues s’étendent de plus en plus autour des grandes villes, réduisant cette campagne qui mérite d’être plus sillonnée que vue, et les cyprès sont là pour le rappeler, si d’aventure on l’oubliait !
Alors, nous voilà en partance pour Pise d’abord, incontournable cité longtemps rivale de Venise.
        A peine à une heure de vol et déjà les côtes italiennes se profilent sous les ailes de l’avion. J’ignorais que Pise se trouvait tout juste à 10 kms de la côte, et la surprise est totale. Pas un nuage, et le temps est idyllique, ce qui ne gâte rien pour découvrir cette ville toute de marbre blanc ! Nous traversons une grande rue commerçante, c’est samedi et les boutiques regorgent d’acheteurs faisant leurs emplettes en cette veille de 1er Mai.
        Et ce n’est qu’au détour d’une rue,
déjà  jalonnée de petites boutiques ambulantes qui annoncent  ce site touristique,
    que s’annonce la Piazza dei Miracoli, vaste esplanade, recouverte de verdure et bordée sur un flanc par les murs médiévaux, formant le cœur religieux et monumental classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, que je découvre avec étonnement ce fameux Duomo, tout de marbre de Carrare vert et blanc, avec une façade remarquable par ses quatre rangées d’arcatures aveugles.
        Le Baptistère,
 édifice circulaire de 110 m de circonférence est coiffé d’un dôme de 55 m de haut. C’est le plus grand baptistère d’Italie, ensemble étonnement roman et gothique à la fois, son intérieur est réputé pour son acoustique. La tour penchée, est en fait le campanile de la cathédrale, avec ses 58 mètres de hauteur.
            Huit étages soutenus par des colonnes aveugles, font un ensemble de marbre majestueux, et quand je dis majestueux, c’est peu dire !  En cette fin d’après-midi où le soleil décline derrière le Duomo, elle nous donne un spectacle féérique à vous couper le souffle, plus rien de compte que cette fantaisie de la nature et des hommes, et je reste plantée là, sans aucune envie de bouger, fixant la plaque commémorative de l’Unesco, allant de l’un à l’autre, sans aucune envie de partir et de me résoudre à quitter cet endroit ! Non ! Je ne rêve pas : je suis bien à Pise, et toujours ce sentiment quand je suis ailleurs, d’être la plus privilégiée du moment, c’est somptueux et … le monde m’appartient !!!
    Bien sûr, nous n’échappons pas aux clichés classiques :     tenter de redresser cette tour, ou de l’attirer à nous pour l’entourer de nos bras, rire comme des enfants devant nos facéties et pitreries, jouer l’étonnement de l’échec et y renoncer en repartant, regrettant déjà ce moment magnifique de pur bonheur !
Retour vers le centre en retraversant l’Arno où des inscriptions syndicales écrites sur les berges, nous rappellent que les problèmes de la vie sont partout en Europe, voire dans le monde, même si l’on s’arrête devant une arcade façonnée, des armes  à la gloire d’un Saint Patron, d’une ruelle qui donne furieusement envie de la traverser pour se mêler à la vie des Pisanos, la vraie vie, le quotidien, la TV italienne toujours aussi festive qui chantonne à travers une vitre ouverte, ou une Mama façonne des spaghettis avec la grâce de « ceux qui savent faire » !!!
 
Pasta oblige, nous la dégusterons tranquillement, pour partir le lendemain vers Florence, but essentiel de notre voyage !
Au matin, un copieux petit déjeuner devant la ville qui s’éveille en s’étirant doucement car c’est Dimanche 1er Mai. Les couleurs sont douces, irisées, presque irréelles depuis la terrasse où les toits des monuments surgissent, juste pour nous dire : « Ne nous oubliez pas surtout !»  Mais rapidement la vie se met en route et la gare, très province, regorge de monde, Italiens et touristes qui bougent d’une ville à l’autre. Nous traversons cette campagne toscane si douce en cette matinée ensoleillée bercés dans ce compartiment, genre RER français, où déjà la langue chantante de ce pays s’échange de l’un à l’autre, presque familière (viaggiare, treno …stazione … Firenze … piu … soldi … sole … prego … etc, etc) ! Et nous voilà,  en à peine une heure, arrivées à FLORENCE !
 
Texte d’Arlette
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LE CHANT DU POETE

     

Très beau texte : de Yolande VERCASSON


LE CHANT DU POETE

Viens chanter avec moi des airs de barcarole
laissons partir des mots sur un chant d'infini
Nous boirons l'hydromel à la blanche corolle
Du lys qui nous promet un amour rajeuni.
Viens chanter avec moi la berceuse des anges
Nous prolongerons loin les instants de repos
Sous le diapason d'un concert de mésanges
qui rythmera nos vers et nos doux à-propos.
Viens changer avec moi des odes de tendresse
Pour retrouver nos joies et nos effusions
Laissons fleurir le jour puisque le temps s'empresse
de retisser l'ardeur de nos évasions.
Viens chanter avec moi la ballade de l'aube
La rosée brillera de mille diamants
J'en couvrirais ton front, j'en sèmerai ta robe
sertis comme joyaux sur le cœur des amants
Il sera temps alors, dans une quintessence,
De porter tous ces chants au crédit de nos jours
Et chacun, tour à tour, en sublime cadence
Deviendra le garant de nos tendres amours
 

& Lien versà Poèmes : de Paulinette

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