le blog de paulinette49 par : Paula.S

Humeurs Vagabondes   ( 1 ) __   13 humeurs vagabonde d'AX . ( 2 ) __   13 humeurs vagabonde d'AX
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Le noël de Mei

Sur une petite colline au sud de Pékin, un soir de Décembre Mei, la tête renversée vers le ciel, réfléchit et n’a qu’une idée : voir le Père Noël !

Bien sûr, dans sa petite tête de 8 ans, elle ne sait pas comment s’y prendre, après avoir entendu parler de LUI, vu des images et sachant fort bien qu’il ne ressemble à aucun des personnages chinois  qu’elle connaît.

Il n’a pas les yeux bridés, ni une petite barbiche blanche en pointe comme son grand-père Shui-Khan.

 Celui qu’elle a vu dans les livres a une grande barbe blanche frisée, des yeux pétillants de malice et un air très doux sous son bonnet rouge à pompon blanc, une grande houppelande rouge aussi, bordée d’hermine. Il ne se promène pas dans un palanquin rutilant rouge et or comme un prince ou un dignitaire mais chose curieuse, dans un traîneau tiré par des rennes qui ont des clochettes autour du cou. En plus, il apporte des jouets aux enfants sages !

Elle court voir son grand-père,  

s’arrête lentement devant lui les bras croisés dans le dos, et lui explique. Patient, Shui-Khan, l’écoute, les deux mains jointes, penché sur

sa canne qui a tellement servie, qu’elle en est toute tordue !

        -  Ecoute Mei, tu sais bien que ce Père Noël, c’est en Occident qu’il habite, très loin dans le Nord, en Norvège ou en Finlande, je crois, dans une maison au beau milieu de la forêt couverte de neige, qu’il reçoit les lettres des enfants demandant des jouets pour les leur apporter le soir du 24 Décembre … s’ils ont été sages.    

Mais pourquoi veux-tu le voir ? Nous avons ici plein de fêtes où les enfants chinois sont aussi gâtés que ceux d’Occident ? Vois donc la fête de la Lune, celle du Nouvel an,

 la Fête des Lanternes, la Fête du Dragon, 

 

de Duanwu de Laba et j’en passe, avec toutes ces légendes fabuleuses les unes plus belles que les autres ? 

- Oui grand-père, je sais et je ne veux pas vous offenser, mais … celui-là  ce Père Noël, eh bien j’ai très

très envie de le voir ! Je ne veux pas de jouets, c’est lui que je veux voir !

            Perplexe, Shui-Khan, caresse la chevelure si noire, si brillante de sa petite fille, cheveux noirs comme le

geai, et d’un geste très affectueux passe sa main sur la joue de Mei, croise son regard interrogateur et la

rassure.

   - Je vais couvrir la cage de Tchang, ton oiseau ! Fais comme moi, pense à l’eau de la rivière si pure que sa

couleur jade renvoie le reflet des cailloux comme si c’était des diamants, du sampan de Sheuwei qui va pêcher

cette nuit et des poissons malicieux qui frétillent entre les joncs ! Il suffit … peut-être … de se concentrer très

très fort, et de faire un vœu juste le 23 Décembre, avant qu’il ne parte, ce Père Noël, pour sa tournée, qui est

longue et difficile ? Qui sait ?

    Mei lui sourit et son visage s’éclaire tout à coup. Parole d’ancêtre ne peut que lui

porter chance. La nuit arrive,

 par petites touches de couleurs, rose, puis mauve et les étoiles allument une à une leurs lumières. Encore

juchée sur son petit parapet qui domine la colline, elle se concentre un peu plus fort, tandis que les bambous murmurent au gré du vent.

  Quelques jours passent, l’école, les tâches quotidiennes, rien ne distrait Mei du Père Noël et insiste à chaque

geste, à chaque pas, coiffant sa chevelure, rangeant sa chambre ou mangeant distraitement son goûter, sur

ce vœu à n’importe quel prix : voir le Père Noël !!! Elle tenait son rêve bien au chaud, sous son petit oreiller,

sans plus rien dire à personne.

Le 23 décembre, en ouvrant sa fenêtre, son cœur bat plus vite, se serre très fort. Elle n’entend pas le gazouillis de Tchang.

- Grand-père, grand-père Tchang n’est plus dans sa cage, il s’est envolé.  

  Deux grosses larmes coulent sur ses joues. Elle lève les yeux, le visage baigné de larmes, le suppliant

presque, d’agir, de faire quelque chose !  Shui-Khan lui promet d’en racheter un autre, plus beau au plumage

bleu, celui du bonheur, qu’il trouvera coûte que coûte et qu’elle aimera tant qu’il ne la quittera plus jamais.           

Il fait froid en ce 24 Décembre, la brume recouvre toutes les vallées,  et la Grande Muraille disparaît par endroits, où seuls quelques créneaux recouverts de neige, témoignent de

sa présence. Un grand silence se  répand sur la Terre : c’est la Nuit de Noël. Loin, ailleurs, des chants montent doucement … « Dou-ouce nuit … sain-ainte nuit …

dans les cieux… l’astre luit » … mais dans ce village près de Pékin,

une petite fille attend dans son lit, sans nounours, sans doudou, de voir

le Père Noêl.

 Elle sommeille un peu et tout à coup un tintement de clochettes

se rapproche, se rapproche.

S’habillant à la hâte, elle sort de la maison, n’ayant que le temps de voir passer et s’éloigner,

 le père Noël dans son traîneau, lui faisant un petit

signe amical, si … magique, si … Père Noël !

Toute émue et renversée de bonheur, elle voit enfin une lanterne rouge accrochée sur le toit de la

maison, avec se petite lumière qui brille dans la nuit. Elle court chercher son grand-père, essoufflée

lui dit : - Grand-père, c’est toi qui a accroché une lanterne rouge sur le toit ?

 - Oui Mei, c’est moi, c’était pour signaler au Père Noël qu’ici, une petite fille voulait le voir ! Viens !

Nous allons la décrocher. 

  Et devant   la lanterne rouge, toujours éclairée… une petite boîte à musique en bois de santal

égraine quelques notes que Mei connaît bien : c’est la berceuse que sa maman lui chantait avant de s’endormir  

 tout à côté

l’oiseau Tchang, l’œil pétillant ayant l’air de lui dire : « tu ne pensais

 pas te débarrasser de moi comme ça ? » retourna dans sa cage, enfin au chaud ! Shui-Khan tendit sa main

à Mei, qui la serra très fort, et la porta à sa joue pour transmettre sa chaleur et son message :

« Merci Grand-père ! Le Père Noël existe, j’en étais sûre ! »

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Si j'étais le père Noël

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Ce soir, c’est la nuit de Noël ! Il est encore tôt, mais je ferme lentement les yeux quelques instants, et je me laisse doucement glisser dans la douceur de ma couette ! Je sens bien que mes pensées ne sont, plus tout à fait là ! 
      - Si j’étais le Père Noël ?

Si j’étais le Père Noël, un peu fatigué, J’aimerais dormir dans un grand nid d’oiseau                        

J’aimerais y faire un petit dodo Sous le ciel constellé d’étoiles.

Et je suis presque sûr que je voudrais …Moi aussi un petit ou un gros cadeau …

Et sa pensée s’éloigne, s’éloigne … en écho à la nuit noire comme de l’encre.

Sur un petit nuage, il est là son cadeau !  Les petits elfes se rassemblent pour dénouer le ruban rouge qui l’entoure. Mais… « Attendez, attendez !  dit le père Noël ! Laissez-moi deviner !!!

Des bonbons ? Des jouets ? Non ! Un père Noël n’a pas besoin de jouets ?  Il les fabrique avec toute son équipe ! Des livres d’images ? Un cheval à bascule, des pastels, des billes, un nounours, une grande écharpe, une dinde farcie ? Non, non ! Pourtant, il est gros ce cadeau ! » Allez, ouvrez, mes petits ! »

            Le ruban dénoué, le papier brillant écarté …qu’est-ce qu’il voit ? Un petit garçon …la tête dans ses mains, assis au fond du carton, le nez dans son écharpe bleue, bleue comme le ciel un matin d’été ! Puis il lève la tête, laissant voir une paire d’yeux tout pétillants, qui regarde le Père Noël, sans mot dire.

- « C’est toi mon cadeau ? » demande le Père Noël d’une grosse voix !

- « Non ! dit le petit garçon en dépliant ses jambes toutes recourbées, je suis un messager !

- «  Un messager ? Et de qui grands dieux ?- «  Je suis le messager des enfants de la terre !

Le père Noël, interloqué, ouvre tout grand ses yeux derrière ses lunettes un peu embuées, et l’invite à s’asseoir en face de lui, les jambes en tailleur.

 En défroissant son chandail, le petit garçon s’approche : «  Oh ! Père Noël, j’ai fait un long voyage tout recroquevillé dans cette boîte, j’ai besoin de me dégourdir un peu ! Tu veux bien me prendre sur tes genoux ? Père Noël ! …S’il te plaît ? » - «  C’est entendu petit ! »

- « Voilà ! Il faudrait … attends que je me rappelle … ah oui ! Il faudrait un gros chien blanc pour le Foyer des Mimosas en face de chez moi…. Caroline et Fatouma en meurent d’envie … un camion pour le papa de Jérôme qui voudrait bien vendre ses pizzas sur la place de son village … une tondeuse à gazon pour le vieil Antoine qui est resté avec la corde dans la main … un travail pour la maman de Pierre qui devient toute triste … une cage toute blanche pour l’oiseau de Noémie … tu sais … il aime les cages blanches cet oiseau à crête huppée …il prétend que la couleur de ses plumes y feront plus d’effet ! Tu ne le trouves pas un peu prétentieux ? »

Le père Noël hausse les sourcils sans rien dire !                         

- « Le papa de Ludovic voudrait bien une moto, une Harley Davidson, mais t’es pas obligé, tu sais !!! Un train pour Jonathan qui veut aller voir sa grand-mère à Madagascar … un chameau pour Omar pour rejoindre la caravane qui passe non loin de son village … un pic à glace pour Oswald, mais solide celui-là, pour briser la glace du lac gelé et pêcher comme le renard de la pêche d’Ysengrin …  tu connais ? Une chèvre pour Swali pour le lait de son petit frère … un petit arpent de terre pour Chang yi, juste pour planter un peu de thé, un …

 - «  Et …tu en as long comme ça ? Oh ! Oui, toute une grande liste …mais tu fais ce que tu peux ? On dit que tu as des pouvoirs … magiques … pas vrai?

- «  C’est vrai, et je vais voir ce que je peux faire ! Et toi ? Que veux-tu ? Moi, dit le petit garçon, j’ai envoyé ma liste depuis longtemps, mais je voudrais un dé en argent pour maman, un dé tout brillant, tout ciselé, mais pas pour coudre ! Elle le posera sur son étagère pour le regarder souvent ! Elle travaille tellement qu’elle n’a pas le temps tu sais, mais … si tu m’envoies une petite sœur, elle lui fera des robes ? Des robes à frou-frou, comme aiment les filles …et elle utilisera son joli dé ? » … Un silence. … « N’est-ce pas ? Tu crois que tu pourras ? »

Le père Noël pousse un gros soupir, si gros qu’il a failli faire sauter la boucle de sa grosse ceinture ! Il caresse sa barbe, faisant mine de réfléchir.

- «  Je te promets de faire le… » Tu vas tout faire … tu crois ? interrompt  l’enfant impatient et anxieux.

Hochant la tête, le père Noël réplique : Chuuut ! Je te promets de faire le maximum, là ! T’es content ? Tu me laisses peu de temps mon petit, mais j’ai une idée ! Tu vas m’accompagner dans mes démarches. Il faut que je téléphone, que je m’active, que je prépare mon traîneau ? Nous allons partager un peu les tâches, petit bonhomme ! Allez ! Au travail ! »

Un grand brouillard tout à coup dans ma tête, des voix qui arrivent … qui s’éloignent, du tintamarre … et le silence  tout à coup.

          J’ouvre les yeux … c’est déjà le petit matin, mais encore un peu nuit. Vite, vite, je descends dans le salon ! Le sapin clignote de partout, ses guirlandes ont l’air de danser, en s’inclinant sur …plein de cadeaux tout autour qui s’entassent sur le carrelage, et là …. Juste 
sous mon nez, suspendu à une branche …une écharpe bleue  … bleue comme le ciel un matin d’été, avec une petite boîte rouge … toute petite, et mon nom dessus, avec un petit bristol épinglé où est écrit ceci :

« C’est pour ta maman …pour la petite sœur il te faudra patienter un peu ! »

…Et dans le petit matin, regardant par la fenêtre, dans le Foyer des Mimosas, un grand chien blanc, tout frisé secoue ses oreilles …et penche un peu sa tête en me voyant !

Je crois même qu’il me sourit !!! …Chuut ….
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Bonjour chez vous !

Vous vous souvenez ? Cette petite phrase en 1968 ouvrant l'imagination sur un monde mystérieux et inquiétant de la série britannique "Le Prisonnier" ?
    
       

        Eh bien, ce monde mystérieux et inquiétant n'est pas un décor de studio de cinéma, fabriqué pour les différents épisodes, pas du tout,  mais un vrai village sur la Cote Ouest du Pays de Galles, qui attire les visiteurs du monde entier !              Ce village s'appelle PORTMEIRION, un vrai village-hôtel, construit à partir de 1926, où fût tournée la série télévisée, née de l'imagination de l'acteur principal Patrick Mac Goohan !   Succès planétaire !            Dans les années 20, le jeune architecte gallois Clough Williams, rêvait d'une création fantasmagorique, un mélange de styles ...  gothique, toscan, arabisant, victorien. La gajeure : trouver l'harmonie entre la nature et le bâti.                 Très vite couronné de succès, les intellectuels londoniens se passionnèrent pour ce village qui accueillit des hôtes célèbres comme Bernard Shaw, George Orwell, Jean-Paul Sarthe et les Beatles.                        Je me souviens de l'engouement pour cette série ... où nous attendions, haletants, que N° 6 s'échappe de ce piège, déjoue les caméras disséminées partout, mais chaque fois, la grosse bulle sur la mer, venant du large ... nous ramenait le N° 6  à l'épisode suivant !!!                       Il ne fallait surtout pas rater le final ... sous peine d'attendre la rediffusion, en espérant qu'elle ne soit pas diffusée en plein été pendant les vacances où la télévision n'avait pas droit de cité !!! ***********************************************************************************************
PAPY, MAMIE ... ET MOI.
  Qu'apportent les grands-parents à leurs petits- enfants ? De la disponibilité, de la tendresse ...
 Mais Papy et Mamie ne sont pas seulement de commodes baby-sitters, ce sont aussi, des passeurs entre les générations.
        Selon l'Insee, c'est à 56 ans en moyenne que l'on devient grand-parent. Enfants de Mai 68 ces nouveaux grans-parents sont dynamiques, en bonne santé et décarent être moins disponibles
... sauf pour leurs petits-enfants.
        On est bien loin de l'aïeule tricotant au coin du feu !!! Ce sont les héritiers de Dolto. Ils veulent mettre en avant la communication et l'échange avec les tout-petits. Et l'enfant sait très tôt que sa relation avec mamie ou papy, n'est pas celle de papa et maman.  La relation est ludique et privilégiée, facilitant l'apprentissage des notions essentielles,
celle du temps long par exemple, prendre le temps de faire pousser des radis,
d'atttendre le résultat,
...même si on n'aime pas les radis, et la profondeur du temps permet avant tout de reconstituer l'ordre des générations et le roman familial dont il est issu, avec ses légendes, ses anecdotes
(on regarde les albums photos... et on sait ainsi que " eh ben ... papy, il a fait aussi des bêtises comme moi !"
 L'allongement  de la durée de la vie est à cet égard une vraie chance, en cotoyant plus longtemps qu'auparavant ses aïeuls, l'enfant comprend qu'il grandira, qu'il vieillira,
et que c'est là le cours normal de l'existence... et à réhabiliter la vieillesse et la mort, deux sujets particulièrement tabous aujourd'hui ! C'est pourtant une sagesse que beaucoup se refusent ... tellement vieillir est un scandale aurait dit Alice Saprich !

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       LA CANEBIERE

Les amoureux de Marseille disent que c’est le centre du monde de la ville ! Il est vrai que c’est une superbe avenue, longue d’un kilomètre, et au bout, on découvre un superbe point de vue !
 Bordée d’immeubles cossus, aux façades du Second Empire, reliant l’église des Réformés au vieux port, elle est  LE  symbole de la Cité Phocéenne ! Toujours, pour les mêmes amoureux, elle est « Les Champs- Elysées de Marseille ! 

            C’est aussi sur cette célèbre avenue que se déroula la première Foire aux Santons à Noël 1803, de toutes tailles, colorés et vivants,  et de renommée nationale assez célèbre, répandue dans toutes les régions de France.

            C’est aussi sur cette avenue que fût assassiné hélas, le roi Alexandre de Yougoslavie, un triste jour d’octobre 1934. Ce souverain venait renforcer l’amitié franco-yougoslave, face à la montée hitlérienne ! Peu de gens imaginaient que c’était le début de la barbarie qui allait commencer ! 

            Elle s’appela Avenue du Dix-Août pendant la Révolution Française…. Et depuis, eh bien le tramway est arrivé récemment !  Si son luxe d’autrefois a disparu, elle reste l’un des symboles emblématiques de la ville … et quand dans certains feuilletons télévisés, on la voit, si belle, si majestueuse pleine de rêves des voyageurs et des touristes, des gens qui vivent au nord et si désireux de sentir ce mistral chantant et soufflant sur elle, ce bleu de Méditerranée et sa luminosité palpable … on ne risque pas de l’oublier !   « On connaît dans chaque

hémisphère, notre cane cane cane canebière  Et partout elle est populaire, notre …

            Elle part du vieux port et sans effort, elle exagère  Elle finit au bout de la terre,

            Notre cane cane cane canebièèèère. » … On a raison d’être fière d’elle !!!

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Tous ces textes appartienne à Arlette X  

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Lun 1 oct 2007 Aucun commentaire